Culture chinoise

Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 01:45

Au cours de la dynastie des Tang (619-907), le conte chinois pris un grand essor ; les fables étaient construites autour de personnages hauts en couleurs. Ces textes étaient connus sous le nom de Chuan Qi (contes étranges) ; ils étaient alors considérés comme une forme de littérature mineure, moins valable que les essais classiques écrits par les lettrés.

Avant la dynastie des Tang, la Chine avait déjà produit de superbes et émouvants récits et légendes. Quelques-unes semblent avoir été indissociables des anciennes fables ; les légendes participaient à l'explication d'une philosophie alors que d'autres servaient aux taoïstes, bouddhistes anisi qu'à des sectes religieuses pour propager la religion. Il existait de nombreuses séries de contes de fées, de contes fantastiques et même de récits de voyages. Les comtes de la période pré-Tang étaient brefs et d'écriture simple.

Les contes et légendes de la dynastie des Tang  sont riches de péripéties et hauts en couleurs. Ils sont imaginatifs, comportent moulte détails et des personnages réalistes. Ils racontent des histoires étranges où les esprits viennent hanter la vie des humains, où les renardes tombent amoureuses des hommes, et où les héros s'efforcent de redresser les torts ... Ils présentent l'intérêt de mèler surnaturel et vie quotidienne, dans le cadre d'oeuvre faciles d'accès et agréables ou distrayants.

Ainsi, un des premiers contes de cette période est : "Un ancien mirroir", de Wang Du (580-640) qui associe plusieurs anecdotes relatives au pouvoir magique des anciens miroirs.

 ...... "La caverne des fées" de Zhang Luo" (660-740), un conte d'environ 10.000 caractères, décrit -avec profusion de détails vivants- comment une certaines nuit l'auteur s'introduisit dans une caverne de fées, et participa à leurs libations, en faisant appel à nombre de dictons populaires et d'images poétiques.

Peu après, les contes d'amour romantique furent très en vogue. Certains de ces contes étaient des tragédies sorties de la vie, d'autres des fables se terminant par une fin heureuse ou triste.

Ainsi, Chen Xuanyou écrivit "l'âme errante" à la fin du huitième siècle, une histoire d'amour entre Wang Zhou et Zhang Qianniang. Malheureusement le père de cette dernière lui ordonna d'épouser un autre homme. Wang Zhou en eu le coeur brisé et partit en bateau pour la capitale. Sur ce bateau, ne pouvant trouver  le sommeil, il entendit vers minuit quelqu'un courrir le long de la berge et reconnut sa bien-aimée Zhang Qianniang qui venait le rejoindre. Ils se rendirent au Sichuan où ils vécurent ensemble pendant cinq ans et eurent deux fils. Alors ils décidèrent de retourner à l'ancienne demeure de Qianniang. A leur grand étonnement, ils y trouvèrent une autre Qianniang malade et alitée. Soudainement les corps des deux femmes se fondirent en un seul, car c'était l'âme de Qianniang qui s'était enfuie avec Wang. 

La fée renarde, de Shen Yiji (750-800), raconte comment l'amour naquit entre une fée renarde et un jeune homme nommé Zheng. C'est une histoire très vivante ; sous la forme d'une très belle jeune femme, la renarde restera fidèle à son amant. Quand elle sera tuée, Zheng ne pourra l'effacer de sa mémoire.
Ce conte que j'aime beaucoup & qui illustre à plus d'un titre la vie sous la dynastie Tang, figurera prochainement sur ce blog.

Au delà des nombreuses histoires d'amour, les contes et légendes Tang permettent aussi de mettre en scène la vie quotidienne, ainsi que les aspirations et mécontentements. Par exemple, Li Gongzuo écrivit son célère "Gouverneur de l'Etat tributaire du Sud" où il exprime avec réalisme la psychologie des bureaucrates sou sles Tang.

A la fin de la dynastie Tang, la situation politique s'agrava jusqu'à un grand soulèvement paysan, et les récits mettent alors en scène des héros surhumains ou de chevaliers. "L'homme à la barbe fleurie" de Du Guangting appartient à ce genre, même s'il se différencie des autres contes de ce type par sa loyauté à la dynastie Tang. Le mystérieux personnage à la barbe fleurie est un homme d'épée.

L'intérêt de ces contes et légendes est qu'ils mettent en scène des êtres surnaturels, reflets de la culture chinoise, tout en nous renseignant sur les conditions sociales de ces périodes troublées.

L'ouvrage de référence pour cet article est "Contes & légendes de la dynastie des Tang, la fée renarde", éditions Littérature Chinoise-Pékin.




Madame Feng Shui
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 10:18


Trente rayons convergent au moyeu
mais c'est le vide médian
qui fait marcher le char.

On façonne l'argile pour en faire des vases,
mais c'est du vide interne
que dépend leur usage.

Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c'est encore le vide
qui permet l'habitat.

L'Etre donne des possibilités,
c'est par le non-être q'uon les utilise.


Lao-Tseu
Recueil du Tao-Te-King (traduction Liou Kia-Hway ; ed Gallimard)




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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 00:27
 
Pensées nocturnes  

Devant mon lit, j'aperçois un rayon de lune
la terre serait-elle couverte de givre ?
Je lève la tête, et regarde la lune
Je baisse la tête, et songe à mon pays natal
 

Li Bai (appelé également Li Po) est un poète réputé de l'époque des Tang qui vécut de 701 à 763. Né dans le Sichouan, il fit de brillantes études, puis devint un lettré et erudit reconnu dans sa Province. Il partit à Chang Nang, à la cour de l'Empereur Ming Hoang, où grâce à son mécène le ministre Ho Tchi Chang puis à l'Empereur lui-même, il devint un poète réputé. 

Ce cout poème, Pensées Noctures, est très connu en Chine, notamment par les enfants qui l'apprennent à l'école, ... ainsi que les étudiants de Chinois!


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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 12:02
   
...... Le boeuf est le 2° animal du cycle de 12 ans, chaque année étant placée sous le signe d'un rameau terrestre, lui-même assimilé à un animal.

La légende (que je détaillerai dans un prochain article) raconte que l'Empereur de Jade demanda que les vassaux des Seigneurs Tigre, Phénix et Dragon se présentent devant la porte sud du Palais céleste à la 5° veille (une veille = 2 heures) du matin.

Le premier à se présenter fut le rat, car il se faufila entre les jambes des autres animaux. Le boeuf, grâce à sa force, écarta les autres animaux, et ainsi se présenta le 2° devant l'Empereur. Il fut suivi par le tigre, le lapin, le dragon, puis le serpent, le cheval, le mouton, le singe; Enfin le coq, le chien et le cochon.

Le boeuf est un animal fort apprécié des chinois car il a était jadis très présent dans leur vie quotidienne, et du fait de ses qualités : il a bon caractère, est honnête et diligent, et n'épargne pas sa peine pour accomplir n'importe quel travail.

Aussi occupe-t-il une place importante dans la culture chinoise sur le plan culturel et historique.

A l'origine, on utilisait un os de boeuf ou une carapace de tortue pour prédire l'avenir. Pour ce faire, on décryptait les stries apparues sur l'os ou la carapace après qu'elles aient été chauffées fortement sur un feu de bois ; on gravait ensuite le résultat de la divination su rl'os ou la carapace (Jiaguwen).

La mythologie taoîste évoque le boeuf vert, qui est la monture préférée des moines. Elle relate qu'un commandant chargé de la défense d'un territoire avait demandé à ses soldats de ne pas laisser passer une voiture tirée par un boeuf vert. Quand celle-ci se présenta, la garde alla prévenir l'officier qui s'écria : "voila le saint homme", puis sortit saluer le vieillard et le reconnu comme son maitre. Le veil homme était Lao Zi. Aussi ses disciples suivirent son exemple, et le boeuf devint leur monture.

D'autres légendes ou contes populaires mettent en scène le boeuf sous différents scénaris : le boeuf d'or et le boeuf d'argent, le boeuf blanc divinité protectrice d'une région (Sichuan), le génie d'arbre devenu boeuf, et bien entendu la légende du Bouvier et de la Tisserande.

La légende du Bouvier et de la Tisserande est une histoire d'amour entre la 7° déesse du paradis descendue sur terrre et tombée amoureuse d'un jeune homme pauvre et honete, Dong Yong. Ils se marièrent, eurent deux enfants. Au bout de quelques années, l'Empereur Céleste -père de la jeune femme- la fit enlever pour réintégrer le domaine des cieux. Dong Gong partit à sa poursuite avec leur deux enfants. Malheureusement, au moment où il était sur le point de la rattraper, l'Empereur Céleste traça de sa main un trait entre les deux époux, et un fleuve apparut, les séparant pour l'éternité. Devant le desespoir des deux époux, l'Empereur condescendit à leur permettre de se revoir une fois par an, le 7° jour du 7° mois lunaire. Toute l'année, la jeune femme tisse sur un coté du fleuve, pendant que son mari fait paitre son boeuf de l'autre coté. Le jour de la rencontre, les pies se rassemblent pour faire un pont, le fameux pont de pies ; ainsi est née "la rencontre sur le pont des pies".

Le nom chinois de Boeuf est Chou, qui symbolise la force de l'unité. C'est un animal courageux : pour vivre, il doit tout obtenir à force d'endurance et de persévérance. Ce n'est pas un créatif ou un communicateur, mais un travailleur acharné, discret et aux principes élevés, et qui se fixe des règles strictes.

Résolu, il est porté aux raisonnements logiques, et il possède une intelligence analytique. Avec un boeuf, il convient d'être systèmatique, méthodique et de lui apporter des garanties fermes. Peu réceptif aux idées nouvelles, le boeuf est un être d'habitudes qu'il ne faut pas bousculer.

C'est un signe de pondération, plutôt que d'action, de protection ou de réaction.

Le boeuf est ami avec le Serpent et le Coq. Il n'entretient pas de bonnes relations avec le mouton, signe qui lui est opposé dans la roue des 12 animaux.
......



 

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 14:16

.... a dit, dans le Tao-Tö King  :


c'est par le sans-désir et la quiétude que l'univers se règle de lui-même


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